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Réseau Batigere

18 mai
Jean-Christophe Bollache

Les chiffres clefs :
• plus de 210 000 locataires,
• près de 80 000 logements,
• plus de 1 600 collaborateurs.

La mission :
• création de l’identité visuelle,
• déclinaisons et création des identités pour les membres du réseau,
• définition de la charte graphique,
• conception de la signalétique des agences,
• conception des outils de communication (papeterie, affiches, rapports d’activité, annonces et dossiers de presse, etc.).

Le maître d’ouvrage :
Réseau Batigere

Portfolio

Un billet écrit par Jean-Christophe Bollache et classé dans : Graphisme.

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Ville de Fécamp

18 mai
Jean-Christophe Bollache

Le contexte :
• 20 000 habitants
• 15 km2

La mission :
• création de la nouvelle identité visuelle,
• définition de marques : entreprises, culture, événementiel, ...
• conception de la charte graphique,
• conseil et recommandation pour les supports,
• création et mise en page des éditions,
• définition d’applications, ...

La date de réalisation :
2011 (en cours)

Le maître d’ouvrage :
Ville de Fécamp

Portfolio

Un billet écrit par Jean-Christophe Bollache et classé dans : Graphisme.

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Élysée mon affiche ! (1/2)

4 avril
Jean-Christophe Bollache

Puisqu’on y est plongé jusqu’au cou, aux oreilles et jusqu’aux yeux, continuons sur notre lancée en poursuivant notre exploration de la jungle des présidentielles qui n’est plus vierge depuis longtemps. Cette semaine et la suivante, nous nous intéresserons à un support incontournable, accessoire indispensable de toute campagne présidentielle qui se respecte à défaut de respecter ceux à qui elle est destinée : l’affiche.

La décomposition en deux groupes successifs a été établie cette fois selon les positions respectives de chaque candidat dans les derniers sondages en date. Nous commencerons par les moins biens lotis d’entre eux, leur offrant ainsi une visibilité plus importante par souci d’un peu plus de parité "positive" grâce à une exposition plus longue dans la blogosphère. Heureusement le CSA n’a encore imposé aucune limite, ni règle à ce sujet. Profitons donc encore un peu de ce petit espace de liberté qui nous est laissé pour nous intéresser cette semaine aux affiches des candidats suivants :

• Jacques CHEMINADE crédité de 0,15 %,

• Philippe POUTOU crédité 0,45 %,

• Nathalie ARTHAUD créditée 0,5 %,

• Nicolas DUPONT-AIGNAN crédité de 1 %,

• Eva JOLY créditée de 2 %.

Un point sur la méthode pour arriver au classement de ce jour : j’ai pris les pourcentages des intentions de vote des derniers sondages réalisés par 8 instituts et obtenu une moyenne que j’ai attribuée à chacun des compétiteurs en lisse.

Ce premier panel représente (ou non, justement) moins de 5 % d’intentions de vote... au premier tour, le second n’ayant pas même à être envisagé ici. L’écart qui sépare le premier du dernier est de plus de 1300 %, de quoi faire rêver les grands candidats, non ?

Nous voilà fins prêts pour tenter de décrypter les différents messages qui nous sont, volontairement ou non, adressés.

Ce candidat capitalise clairement sur son nom de famille : bien que méconnu par bon nombre d’électeurs, il demeure nettement plus célèbre que celui de son parti dont il n’est fait nullement référence. Après tout l’élection présidentielle est une rencontre d’hommes ou de femmes avec le "peuple" : n’a-t-on pas si souvent entendu "Je serai le Président de tous les Français !" ? Enfin...

Jacques Cheminade se montre tel qu’il est, un monsieur d’un certain âge, sérieux, haut fonctionnaire de l’État (il a fait l’ENA et HEC), habillé sobrement (un petit coup de fer à repasser sur le col de chemise qui rebique eut été le bienvenu, mais ça fait peut-être plus "populaire"....), s’affichant, c’est le cas de le dire, devant ce qui semble être ou avoir été une usine : on lui reconnaîtra au moins cette originalité de s’être abstenu du ciel bleu si couru de ses concurrents. Très au fait des technologies en vogue, Monsieur Cheminade a fait figurer un QR-Code qui complète le nom de domaine de son site internet : deux précautions valent mieux qu’une !

Soucieux de son manque de renommée, ainsi sans doute de celle de ses idées, Monsieur Cheminade utilise la surface de communication qui lui est dédiée pour résumer son programme dans un bandeau jaune orangé dont l’inclinaison montante exprime à n’en pas douter une forme de dynamisme (ah ces graphistes !) à moins qu’il ait été impossible de tout "caser"... On remarquera à ce sujet que si le sous-titre "Arrêter le saccage social" n’a besoin d’aucun complément, le projet consistant à "Assurer la paix mondiale" ne se suffit pas à lui seul puisqu’il est complété d’un "avec de grands projets" en guise d’explication plus compréhensible de tous les septiques réunis.

Je ne m’attarderai pas sur les textes qui suivent, tant ils ne n’ont pas leur place sur une affiche dont la lisibilité doit être quasi immédiate pour être la plus impactante. Finissons donc par le slogan "Un monde sans la City et Wall Street" dont je ne suis pas certain qu’il soit bien compris de tous et qui aurait pu tout aussi bien être "Un monde sans guerre, sans pauvreté et sans maladie". Bref tout un programme !

S’il fallait attribuer un prix ce serait sans doute cette affiche qui l’emporterait haut la main : c’est indubitablement la plus comique !!! Tout y est. S’agissant du parti "anti" et "contre", quoi de plus normal que d’user d’un slogan qui ne précise pas quels sont les objectifs mais ce qu’il convient de ne pas faire ! Et puis quelle drôle d’audace d’afficher en grand la tête de celui qu’on combat, de dos, certes (a-t-il donné son autorisation ?), plutôt que celle du candidat désigné... NPA roulerait-il en sous-main pour Nicolas Sarkozy ??? Le slogan, n’est pas bêtement "votez pour moi" mais "ne votez-pas pour lui" inscrit dans un cartouche aux allures d’avertissement qu’on trouve sur les paquets de cigarettes... Votez tue ?

Que dire de ce Post-It qui semble avoir été rajouté à la va vite à la manière d’un pense-bête, pour préciser qu’il ne s’agit pas non plus de voter Hollande, faut pas exagérer ! D’ici qu’ils en rajoutent un au dernier moment "Pas plus que Mélenchon"... Quand on sait que la règle d’or de la communication, c’est le choix, il y a comme un malaise....

Le pompon demeure la tête hilare de Poutou placé en bas à droite (tiens ?) qui parait être là parce qu’il n’y avait pas de place ailleurs : eh, on le met où Poutou ? On l’aurait affublé d’un nez rouge (ça tombe bien, c’est la bonne couleur !) que nul n’en aurait été étonné tant l’ensemble, ajouté aux prestations du candidat, donne l’impression qu’on se fout de nous et des électeurs. Mais où est donc Besancenot ? Quand on se veut le représentant de "millions" de travailleurs on peut au moins tenter de leur faire croire qu’on va réellement essayer de gagner, tout du moins sérieusement ! Certes NPA est clairement contre le régime présidentiel de la 5ème République, mais dans ce cas à quoi bon se présenter et de cette manière ?

Cette affiche va clairement à l’encontre de la promesse qu’elle diffuse puisqu’elle donne l’impression de tout faire pour limiter le nombre de voix qu’elle est sensée permettre de recueillir : à ce niveau d’abnégation, c’est pathétique !

C’est sans doute l’affiche la plus sobre, pas la plus créative, loin s’en faut, mais la plus "claire", a priori. Une composition simple, équilibrée, qui ne contient aucune artifice. La couleur est là, affirmée, sans tromperie possible sur la "marchandise". La photo de la candidate est "naturelle" (on ne sent pas une armée de maquilleurs, de coiffeurs ou de plâtriers ni d’agence qui ait procédé à de multiples retouches sur Photoshop) sans pour autant être bâclée. Le fond blanc offre une transparence et crée un arrière-plan exempt des sempiternels décors de ciel, mer ou paysage… Le logo figure en bonne place et ne cherche pas à se dissimuler, comme pour certains qui vont même jusqu’à le faire disparaître… Il n’en demeure pas moins que cette affiche de par son style "vieillot", évoque indubitablement des années antérieures, et fait référence à un passé glorieux (?), en clair, la nostalgie : elle ne se tourne résolument pas vers l’avenir et d’hypothétiques lendemains, qu’ils chantent ou non...

On notera néanmoins un progrès par rapport aux affiches d’Arlette (Laguiller, mais faut-il le préciser ?) qui ne paraissaient être que l’agrandissement de tracts distribués sur les marchés et en sortie d’usines, avec une photo minuscule de la susnommée, et des textes à n’en plus finir. On est en droit de s’interroger sur la répétition du mot "candidate" au sein d’une si petite surface qui n’a visiblement pas pu être évitée : mais n’est-ce pas la traduction d’un discours sans cesse entendu et répété (travailleurs, travailleuses…) ? À moins que ce ne soit l’expression de la position emblématique de ce parti qui se veut le représentant (la représentante à vrai dire) tout à la fois de Lutte Ouvrière et des communistes, les "vrais". Une ambiguïté qui sonne comme un rappel pour ceux qui seraient tentés de voter Front de Gauche, que l’appellation d’origine contrôlée n’appartient pas forcément à ceux qu’on croit...

Au premier abord, une affiche des plus simples, si ce n’est que contrairement à un de ses concurrents qui a perdu du poids physiquement et en a indéniablement pris sur le plan politique, Monsieur Dupont-Aignan semble avoir pris le chemin inverse… Le bandeau aubergine est un rappel évident de la couleur du logo de notre candidat (Debout la République, faut-il le rappeler ? Oui ? Ah bon…) qui a disparu comme par enchantement. Le ciel est totalement improbable, délavé à souhait mais surtout très artificiel, avec son auréole illuminée derrière le candidat, une sorte de décor tel qu’on le trouvait chez les photographes de studio du siècle dernier, au tout début !!! Monsieur Dupont-Aignan a au moins la franchise de nous regarder, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. La cravate bleue est un rappel discret du camp auquel il appartient, la couleur violine ayant été jugée certainement moins sérieuse ou trop yéyé que sais-je (au passage, c’est fou le nombre de personnalités qui ont opté pour la cravate noire, à croire que nous sommes dans un deuil permanent !)… Ce candidat à la fonction suprême semble envahir l’affiche, ce qui n’est pas mauvais en soi, allant même jusqu’à "manger" un peu le bandeau supérieur, laissant peu de place à ce qui l’entoure : c’est un effet de style pouvant paraître anodin de prime abord mais qui, lorsqu’on juxtapose toutes les affiches est révélateur d’un mode de pensée, à n’en pas douter.

Deux points en particulier ont attiré mon attention. L’utilisation comme nom pour le site web de la campagne, NDA (Nicolas Dupont-Aignan) qui, si leurs programmes n’étaient pas totalement opposés (quoi que...), pourraient prêter à confusion avec NPA (Nouveau Parti Anti-Capitaliste). La clarté me semble nécessaire et cardinale quand on prétend convaincre : "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement" disait Boileau en son temps… L’autre élément est bien évidemment le slogan choisi "La France Libre" (en écho sans doute à "La France Forte") qui rappelle on ne peut plus clairement l’attachement de "notre" candidat aux valeurs du Gaullisme. Mais n’est-ce pas un peu "trop", pour rester poli, de faire référence à des pages aussi sombres de notre histoire (les Forces Françaises Libres et la France Libre sont nées pour mémoire après l’appel à la résistance du 18 juin 1940 lancé sur les ondes de la BBC à Londres par le général De Gaulle) et d’ainsi comparer, notre situation actuelle avec celle qu’ont vécu des millions de personnes qui, s’étant battus ou non, ont été torturés, déportés et exécutés ? La campagne électorale, manque décidément parfois de décence.

Une affiche qui fait très propre, c’est un euphémisme pour celle qui est censée représenter l’écologie, trop sans doute : un cliché studio qui évoque plus une photo de pro prise sur fond de cyclo d’une mannequin ou d’une actrice, du genre Une de magazine. On est ici clairement face à une mise en scène très léchée pour ne pas dire excessive. Une tenue décontractée, une attitude trop naturelle pour être vraiment "bio", des lunettes symboles, tenues négligemment, juste assez pour qu’on les distingue , une tunique dont la couleur est la complémentaire parfaite du vert (le styliste ne s’est vraiment pas fatigué...), bref tout est organisé, tout est faux. À noter, une prise de vue en buste qui dénote des "têtes" ou des troncs habituels : c’est intéressant (je ne suis pas qu’une tête, j’ai aussi un corps !), mais est-ce un choix assumé ou subi ?

La main, le pouce plus exactement, se glisse dans la poche, manière sans doute d’apporter le coté "cooooool" qui parait tant manquer à notre candidate décidément bien verte pour ce genre d’exercices et dont on connait plus le coté implacable du juge d’instruction qu’elle a été qui n’hésitait pas à embastiller sous le moindre prétexte le premier mis en examen venu.

Le logo apparait clairement, et fait même l’objet d’une déclinaison à partir du nom de la candidate : Eva Joly fait-elle l’objet d’une charte graphique ? Quant à la promesse, le slogan, "le choix de l’écologie", c’est à n’en pas douter le choix des "écolos" canal historique plus que celui de l’écologie, tant on a l’impression que cette préoccupation d’ordre universel est passée largement au second plan, comme Eva l’est derrière son rectangle vert pas si transparent que ça !

Un détail : saisissez littéralement (ou cliquez sur le lien) "www.joly2012.fr" tel qu’indiqué sur l’affiche dans votre navigateur et vous obtiendrez la réponse ci-après. Un détail, vous dis-je... Quand on fait tout pour gagner...

La suite au prochain "tour"... En attendant bonne semaine électorale.

Un billet écrit par Jean-Christophe Bollache et classé dans : Graphisme, Hors piste.

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Tu as un portfolio ?

2 avril
Sébastien Desbenoit

« Est-ce que tu as un portfolio ? » C’est une des premières questions que l’on rencontre lorsque l’on se présente en tant que webdesigner. Cette demande peut se traduire par « c’est cool, mais est-ce que c’est beau ? ».

L’un des sites récents les plus efficaces en terme d’interface est leboncoin.fr. Il a réussi à surplomber le site eBay en France, et on peut se risquer à dire que c’est en parti grâce à son interface.

Ce n’est pas ce que l’on peut appeler un « beau » site. Si l’on considère les tendances actuelles, ce site à des couleurs vieillottes, on a même l’impression qu’il est complètement démodé. Et ce n’est pourtant pas l’argent qui manque chez le 9ème site le plus visité en France. Une interface utilisateur réussie n’est donc pas forcément belle : elle doit répondre également aux attentes émotionnelles de ses utilisateurs. Ainsi, qui s’attendrait à faire de bonnes affaires dans une boutique d’apparence luxueuse ? Pour chercher une bonne affaire, le côté fouillis, vieillot que l’on retrouve dans les brocantes et autres friperies est nécessaire. On touche la corde émotionnelle du visiteur. Là, où l’on attend de trouver du beau chez un site d’artiste, on s’attendra à trouver du « fait main » sur un site de partage de recettes maisons ou de solennelle sur un site d’avocats.

Le webdesign d’un site dépend complètement de l’objectif recherché et des différentes cibles. Quand un portfolio ne montre que l’esthétique, le webdesign va bien plus loin.

Un billet écrit par Sébastien Desbenoit et classé dans : Graphisme, Hors piste.


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